En panne ?

Les poétiques et bucoliques

En manque d'inspiration ?

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31 mars 2007

Merci...

Oui ! Merci ! Les derniers échanges sur les blogs ont été très enrichissants et porteurs d'espoirs, d'envie de créer. Rien que pour ça, les blogs sont précieux et une invention géniale. Je ne sais pas si je vais savoir bien exprimer ce que je ressens, mais il me semble qu'il y a comme quelque chose de commun dans plusieurs événements qui se sont passés. Ma dernière note comporte une réflexion dont je trouve l'écho dans mes visites d'hier sur d'autres blogs, dans les commentaires reçus ou envoyés...

D'abord, c'est Marie-Paule Deville-Chabrolle qui décrivait hier le vernissage de son expo actuelle. Ses sculptures sont pour moi tellement belles et abouties ! Je visite son blog tous les jours, admirant le travail et la constance, trouvant dans ses mots un peu d'énergie me poussant à aller de l'avant. Aussi, quelle surprise de la voir dire sa timidité devant un peintre qui expose en même temps qu'elle: Anne Bachelier - que j'admire moi aussi beaucoup, d'ailleurs. Alors, lorsqu'on est "au niveau" de Marie-Paule Deville-Chabrolle, on se sent encore "petite" devant d'autres artistes contemporains ? J'en étais toute étonnée, surprise...

Mais peut-être apprendre ici qu'il nous faut des "phares", toujours... et que ces phares peuvent être nos contemporains et non pas des génies ayant vécu il y a longtemps et qui sont devenus des légendes... Et merci à Marie d'avoir répondu si gentiment à mon commentaire sur son blog.

De fil en aiguille, me voici donc sur la piste de Anne Bachelier. J'avais déjà découvert quelques-uns de ses tableaux lorsque j'avais fait une recherche sur Léonor Fini qui est une de mes "étoiles" à moi ! J'ai découvert hier tout le travail qu'a fait Madame Bachelier et j'en suis très admirative. Oh comme j'aimerais avoir son talent ! Et je sens en elle le même amour pour Léonor Fini, dont elle a su créer comme une continuité respectueuse. Respectueuse dans le sens qu'elle ne la copie pas, mais qu'elle s'en est certainement inspirée dans ses débuts, et continuité parce qu'elle va son chemin bien à elle tout en gardant et en exaltant ce génie. Quel plaisir à découvrir...

Oh comme j'aimerais pouvoir aller voir cette exposition. Il faut qu'un jour je les voie "pour de vrai", les sculptures et les peintures de ces deux artistes que j'aime. Mais je vis loin, bien loin de Paris...

Et, simultanément, un commentaire reçu hier de Marie qui m'a fait tellement plaisir. Merci Marie ! Commentaire qui ne fait que confirmer, me conforter dans mes réflections d'avant-hier... et plaisir de découvrir un nouveau blog d'une femme artiste. Un cercle se forme... chic !

Si c'est du hasard, tout ça, alors le hasard fait bien les choses... j'ai le sentiment que ça bouge, que quelque chose se passe. Il y a beaucoup d'énergie dans tout ça... 

Alors, me voici toute pleine d'envie de créer, créer et créer encore, pour me faire plaisir et pour avancer, grandir et, peut-être, si je travaille bien et si la chance le veut bien, m'élever moi aussi vers les étoiles...

29 mars 2007

Réflections... ou réflexions ?

Mon mal d'épaule disparaît "gentiment", mais ce temps de calme imposé, de presque immobilité n'aura pas été du temps perdu. Je dirais presque: "Heureusement que je me suis fait mal !".

Vous est-il déjà arrivé de vous retrouver, au sortir d'une fièvre, comme nettoyée ? C'est ce que je ressens très fort aujourd'hui. J'ai eu de la fièvre l'autre nuit, accompagnée de cauchemars terribles... et j'en ressors lessivée, essorée... mais débarrassée de... je ne sais pas de quoi, mais je me sens bien.

D'abord, j'ai pris le temps de lire les "Lettres à un jeune poète" de Rainer Maria Rilke avec attention et, surtout, avec un intérêt grandissant. Il est rare, en tous les cas pour moi, de comprendre à ce point, intimement, intensément, ce que quelqu'un exprime. C'est très étrange... et ça me fait beaucoup réfléchir à mes choix, à ma vie et à mon avenir. Et quel soulagement de me voir ainsi approuvée et confortée dans mes choix. C'est si rare ! D'autres phrases me touchent comme des coups de poing qui tapent exactement là où ça fait mal... De toutes façons, je suis décidée à me procurer toute sa correspondance et à la lire comme on lit... non, je n'irai pas jusqu'à dire la Bible... disons, quelque chose d'important.

Vous savez peut-être déjà que j'ai quelques "Maîtres" en peinture ? De ces artistes dont l'oeuvre est un phare plus ou moins lointain ? Léonor Fini, Artemisia Gentileschi et Camille Claudel pour les femmes, Balthus, Bonnard et Courbet, pour n'en citer que trois... les primitifs italiens qui me touchent tant, aussi. Leur point commun ? La passion et le métier.

En sachant que Balthus a connu Rilke lorsqu'il était tout jeune, je comprends mieux la vie du peintre, ses choix, son destin. Je crois comprendre qu'il a dû admirer beaucoup Rilke et le prendre un peu comme modèle, comme guide. Et ça ne l'a pas desservi ! En fait, bien des choix de Balthus deviennent limpides une fois qu'on a compris l'enseignement de Rilke. Rilke était très proche de la famille Klossowsky, puisqu'il était l'"ami intime" de la maman de Balthus. Il a écrit des "Lettres à un jeune peintre", adressées à Balthus, que je désire vraiment trouver. Je vais faire une recherche sur Google et j'espère pourvoir les commander. Je vous en dira plus si je réussis.

Je lis aussi toujours, et j'essaie de faire les exercices de The Artist's Way. Tout ça étant lié étroitement, il me semble. La fameuse synchronicité annoncée ? Ce n'est pas impossible. Mais je me sens obligée de parler du cours The Artist's Way. Elle demande qu'on écrive trois pages tous les matins. J'écris mon journal intime depuis des dizaines d'années, presque tous les jours. En fait, ce sont mes pages du matin à moi. Cet exercice ne change donc rien à mes habitudes, ne m'apporte rien. En me disant que ses cours étaient destinés, au départ, aux artistes "bloqués" de New York, j'en déduis qu'il devait s'agir principalement d'écrivains, scénaristes, journalistes, publicitaires et autres, désirant s'exprimer par l'écriture. Ce cours ne s'adresse pas aux peintres et sculpteurs, mais bien plutôt aux écrivains. Alors, il me semble plus judicieux que je l'adapte à ma façon. Il faut aussi apprendre à oser ne pas prendre les choses à la lettre, à en tirer l'essentiel, l'utile, et à le modeler selon ses propres besoins. Et de quoi ai-je le plus besoin pour développer ma créativité en tant que peintre ? Mais de dessiner, de peindre... donc, je vais remplacer les trois pages d'écriture quotidienne - que je fais de toutes façons... - par un dessin, croquis, esquisse ou aquarelle quotidien. Je vais m'efforcer de faire, tous les jours, une petite création autre que celle qui se trouve sur mon chevalet, autre que ce que les gens me demandent de faire pour eux, autre que ce que je prévois pour ma prochaine exposition. Je vais faire tous les jours une petite peinture ou autre technique, juste pour me faire plaisir. C'est pas une jolie idée, ça ? Quelque chose qui sera "rien que pour moi"... Rien à prouver, pas de ligne à suivre, pas de style à trouver, toutes les fantaisies sont autorisées ! Alors, je vais faire quelque chose que je me refuse de faire "normalement", c'est de m'inspirer de ce que font les autres. Sur les blogs de photographes, il y a tant et tant d'images dont je rêve de m'inspirer, mais je n'ose pas ! Dans les blogs des autres peintres et créateurs, il y a des choses si géniales, mais que je n'ose pas imiter par peur d'être accusée de plagiat, par crainte qu'on ne me traite de copieuse... alors, puisque ce ne sera qu'un exercice quotidien, un échauffement, je vais me donner cette permission et presque me l'imposer.

Pisasso ne disait-il pas: "C'est en essayant d'imiter les autres qu'on devient soi-même."

Qu'en pensez-vous ?

Bonne journée à vous tous.

28 mars 2007

Rainer Maria Rilke - Lettres à un jeune poète

Je suis en train de lire avec beaucoup de plaisir et d'attention les lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke. En découvrant ce qu'il y dit, j'ai pensé que ça pouvait vous intéresser, surtout à vous qui avez une activité artistique ou créatrice, ou alors l'envie de créer...

Sinon, rien de bien spécial à raconter. Je suis un peu bloquée, ayant eu conjointement un fort courant d'air dans la nuque et ayant fait un faux mouvement, me voici toute douloureuse par l'épaule... l'épaule droite, bien entendu. Tous les gestes les plus simples sont douloureux. Je fais donc tout au ralenti et je dors peu et mal... Mais, ça passera et ce n'est vraiment rien de grave, c'est juste ennuyeux et gênant. Lorsque je me réveille la nuit et que j'ai de la peine à me tourner, et que ça arrive 10 fois dans la nuit, je pense à ceux qui sont vraiment handicapés et dont c'est le lot quotidien. On ne pense pas assez à la chance qu'on a ! Je me fais matin et soir masser avec une pommade contre les douleurs qu'on m'a offerte et qui semble être bien efficace. Une pommade qui vient de l'Himalaya. Elle n'en a que plus de prix à mes yeux, vous pensez bien, vous qui avez compris mon amour pour ces contrées et les gens qui y vivent...

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos lettres à un jeune poète. Pour commencer, je vais vous faire découvrir ci-dessous quelques extraits que j'ai choisis dans la préface.

Lettres à un jeune poète, de Rainer Maria Rilke

Le Livre de Poche N° 6904

Extraits de la préface de Claude Mouchard et Hans Hartje:

p. 15 - Ce qu'il préserve, c'est l'indétermination fondamentale de son ouverture au monde, c'est la possibilité de se concentrer indéfiniment dans l'attente la plus béante.

"... et que me sont mes proches, écrit Rilke dans une lettre du 8 août 1903, sinon une visite qui ne se décide pas à partir ? Comme je me perds moi-même chaque fois que je veux être quelque chose pour eux"...

... la même vocation artistique, dont les exigences lui rendaient difficile de se fondre dans une communauté, lui donnait aussi une sensibilité exceptionnellement aiguë...

... Paris va devenir un pôle essentiel dans l'immense réseau de sensibilité qu'il tend à travers l'espace et le temps, au gré des rencontres, des paysages, des lectures, de climats, des demeures...

p. 16  -...tous ses déplacements. Que cherche-t'il de lieu en lieu ? Qu'est-ce qui le chasse ? Il lui faudrait, pour se livrer à ce qu'il ne saurait nommer d'avance, d'indéfinissables conditions qui toujours se dérobent. Tout, en chaque endroit, bouge et lui pèse à la fois. Tout l'affecte - le site de sa provisoire demeure, le bruit d'une scierie au fond d'ûne forêt, les hôtes qui l'accueillent... et puis, toujours, le climat qui semble lui-même devenir nerveux, la chaleur excessive, le ciel instable, le vent. Des années plus tard, Rilke essaiera de s'arrêter vraiment, en particulier au château de Muzot, en Suisse. "Je suis très las de cette vie d'apatride", écrit-il à Lou le 16 janvier 1920, "de cette obligation permanente de s'adapter à des conditions qui ne vous conviennet qu'à moitié, et encore; il faudra bien qu'un jour je retrouve autour de moi la précision."

p. 17 - Jamais les lettres n'ont été une tâche secondaire pour Rilke. Beaucoup de son temps s'y absorbe. Trop ? "... j'ai remédié aux retards atroces de ma correspondance", écrit-il à celle qu'il nommait Merline (Mme Klossovska - la Maman du peintre Balthus) le 16 décembre 1920 - "pensez (je veins de les compter ce matin) j'ai fait 115 lettres...

Naturellement je n'y compte pas tout ce qui est allé vers vous, ce n'est pas de l'écriture, c'est de la respiration par la plume...

p. 23 - ... il a découvert l'oeuvre de Rodin: "... toutes ces sculptures blanches, ébouissantes, semblent vous regarder derrière les hautes portes vitrées... Avant même d'être entré, on sent que ces centaines de vies ne sont qu'une vie - les vibrations d'une seule force et d'une seule volonté. C'est que la "vie", la "volonté" qui se manifeste dans cet éclat est ausi bien celle du créateur, d'un vrai maître, Rodin, consubstantiel à son oeuvre, quasi minéral, "s'est endurci, fermé à l'inessentiel, et se dresse au milieu des autres hommes comme sous la protection d'une vieille écorce."

p. 24 - Par ces oeuvres muettes, Rilke sent que le bavardage ordinaire est interrompu.

"quand je m'adresse aux autres, écrit-il à Lou (Andrea Salome) le 8 août 1903, ils ne savent pas me conseiller et ne me comprennent pas. Devant les livres je suis dans la même situation  (aussi désemparé), ils ne m'aident pas non plus, comme s'ils étaient encore trop humains. Seules les choses me parlent. Les choses de Rodin, celles qu'on voit aux cathédrales, les choses de l'antiquité - toutes les choses accomplies."

p. 25 - Chacun est atteint, dans son besoin d'être reconnu, dans son désir et sa terreur d'être jugé.

Demain, je vous donnerai des extraits des premières lettres. Bonne journée à vous tous !

26 mars 2007

Comme le lundi...

Lady Housewife a sévi aujourd'hui... lessive, ménage, courses...

Voici une jolie photo prise hier soir. Nous avons joué au Trivial Pursuit et le jeu se reflétait joliment dans le verre de Chéri:

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Cet après-midi, entre deux accrochages de lessive, j'ai avancé un peu ma Fillette au chaton. On en est là maintenant et j'avance moins vite que je ne le voudrais. Je peine... je crois qu'à l'avenir il ne me faut pas rester dans des formats aussi petits, ça augmente la difficulté, tout étant minuscule et fragile.

26_mars_2006 

Bonne soirée à vous tous !

25 mars 2007

Pas grand chose...

Nous avons fait une belle promenade dans la colline, après avoir mangé une délicieuse fondue au soleil. En ce moment, il y a une profusion de petites fleurs partout. Regardez comme c'est joli:

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Autre chose, c'est un petit miracle ? Nous avons "hérité" il y a 9 ans d'une petite bouledogue caractérielle et méchante... elle attaquait tous les chiens et même parfois les gens. Est-ce que, la sénilité venant avec le grand âge, elle "oublie" qu'elle n'est pas aimable, ou bien est-ce la nonchalante gentillesse de la jeune chienne labrador qui est venue à bout des efforts du bouledogue ? On ne le saura jamais, mais je vais vous montrer une image qu'on n'aurait jamais imaginé voir un jour:

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C'est bien la preuve que la sagesse et la solution envers les méchants et les agressifs, c'est encore la getillesse et la douceur... hum !

Bonne semaine à vous tous !

24 mars 2007

Bouddha

Cet après-midi, j'ai doré à la feuille d'or mon petit Bouddha. Ensuite, je l'ai ciré. Demain, je le lustrerai au chiffon tout doux et il sera terminé...

Le voici:

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Oui... vous voyez bien... il y a deux doigts du pied gauche qui sont partis, mais heureusement pas perdus ! Demain je les collerai, en espérant bien fort que la colle prendra sur de la terre qui a été cirée... c'est lorsque j'ai passé la cire au pinceau sur le pied que les doigts se sont détachés. Je pense qu'ils ne tenaient que tout juste... ça va coller ou pas ? Au pire, ce sera un Bouddha à qui il manque deux doigts de pieds... Désolée, Loulette !

Mais, le principal est que le Bouddha nous aide à trouver paix, sérénité et courage, non ?

Bonne soirée à vous tous !

Blogs et blogueurs

Je suis confrontée depuis quelques jours sur mon autre blog aux commentaires d'un jeune homme qui, je viens de m'en rendre compte, est de quelques années plus jeune que notre fils, ce qui ne change rien à l'affaire, mais me fais me rendre compte que tout ça n'est peut-être qu'à mettre sur le compte de la jeunesse... Après tout, il n'a pas trente ans, ce jeune homme ! Il a encore beaucoup de choses à apprendre de la vie ! Son ton est encore celui de l'impulsivité et non pas de la sagesse que je l'espère, j'ai un peu acquise avec les années... quoi que je ne sois pas sûre d'être aussi sage que je le voudrais, sage dans le sens de sagesse ;-)

Mais voilà qu'à mon tour j'utilise un ton désagréable. C'est contagieux ? Faut que je me méfie, alors !

Quel est le sujet de tout ça ? Le dernier extrait de The Artist's Way que j'ai publié l'autre jour...

Je suis perturbée par le ton qu'utilise mon "commentateur" et je ne me sens pas très bien avec tout ça... J'ai essayé, au début, de répondre calmement, de comprendre ce qu'il voulait, où il voulait en venir... pour finalement être complètement dépassée par le volume de ses commentaires et par le ton utilisé, le langage aussi... Les textes qu'il écrit sont tellement longs et, à mon sens, confus ! Mais c'est peut-être moi qui ne comprends rien ? Ou je n'ai pas le niveau intellectuel pour ce genre de débats ? J'ai fini par avoir le sentiment que j'avais à faire à un prof ou à un donneur de leçons dans l'âme qui se défoule un peu sur mon blog... D'ailleurs l'image qu'il a choisie comme "photo d'identité" est celle d'un homme qui vous tend le poing, comme vers un punching-ball. Il aime la boxe, la bagarre, la polémique... Il a une façon de reprendre certaines de mes phrases pour les commenter longuement d'une façon qui a le don de me rappeller de très mauvais souvenirs scolaires...

Pfui... ça m'épuise ! C'est fou comme ces polémiques me stressent... merci Hypericum Perforatum ;-)

Mais pourquoi sommes-nous si peu capables d'accepter les différences de point de vue ? Pourquoi, par exemple, une chose aussi bête que de dire que pour moi le processus de création, de peinture, comporte une part de peur de rater me vaut-il autant d'animosité ? Est-ce aussi grave que ça pour qu'on me conseille de laisser tomber la peinture pour me tourner vers autre chose ? Tout ça me fait encore une fois et toujours encore déplorer à quel point notre monde est un monde de compétition, hostile, basé sur l'évaluation de la valeur. Pourquoi refuser que quelqu'un puisse fonctionner d'une manière différente que soi ? Quel manque de tolérance ! Et, toujours, je me demande de quel droit on juge ainsi les autres ?

Et aussi, je me rends compte à quel point c'est un cercle vicieux puisque je suis exactement en train de faire ce que je reproche... je juge et je manque de tolérance... et pourquoi je fais ça ? Parce que je me suis sentie jugée et attaquée... alors ma fierté ne l'accepte pas... Différences - intolérance - jugement - punition - peur !

Vivement la paix de mon atelier et le bruit du vent dans les arbres pour accompagnement. J'y vais de ce pas. J'espère que mon Bouddha aura séché parce que j'ai très envie de le dorer et de le cirer. De le terminer, quoi ! Et aussi de retrouver ma fillette au chat. Il faut que je "m'occupe" du chat... Et oui, je l'avoue encore une fois ici, haut et fort... Chaque fois que je vais à l'atelier, j'ai une incertitude et une crainte... et si je faisais du mauvais travail ? Et si cette fois j'avais perdu le peu que j'ai appris ? Mais n'est-ce pas le lot de beaucoup d'artistes ? combien de chanteurs, acteurs, musiciens, danseurs, artistes de cirque ou de music-hall peuvent affirmer n'avoir ni doutes, ni craintes ? Je n'ai pas inventé ça, non ? Et a-t-on déjà entendu quelqu'un conseiller à un artiste de changer de métier puisqu'il a le trac ?

Mais, basta ! Vous voyez, je vous le disais, voilà que ça me reprend... c'est vraiment contagieux...

Si je fais du bon travail, je vous ferai des photos d'ici ce soir.

Bonne après-midi à vous tous !

23 mars 2007

Fillette au chat

J'ai bien travaillé sur ma Fillette au chat et je crois qu'elle va prendre assez bonne tournure... si j'arrive à faire un chat qui soit un chat... ?

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Je me fais vraiment plaisir en faisant ça !

Et maintenant, pour répondre à la question de Déglinguette qui me demandait des précisions sur "Jonathan Strange et Mr Norrell", voici un extrait de l'article du Figaro Littéraire qui m'a incité à acheter le bouquin. Je cite François Rivière. Son article portait le titre prometteur:

LES ADULTES ONT LEUR HARRY POTTER

"Le grand roman anglais du XIVe siècle a conservé intact son pouvoir d'envoûtement, de sorte que chaque génération de lecteurs retrouve avec un plaisir accru le charme inimitable des romances provinciales de Jane Austen, les rituels cléricaux d'Anthony Trollope ou les intrigues torses et retorses de Wilkie Collins. Les consttructions labyrinthiques de ses meilleurs praticiens ont servi de modèles inusables à nombre d'auteurs modernes, à commencer par les maîtres du roman d'énigme, certains, comme Charles Palliser avec Le quinconce, ayant porté très haut l'art de la sophistication littéraire. Mais c'est à une forme d'hommage beaucoup plus inhabituelle que nous convie aujourd'hui une romancière anglaise dont le livre, fruit de dix années de travail, a déjà conquis un grand nombre de lecteurs des deux côtés de l'Atlantique, Jonathan Strange & Mr Norrell, de Susanna Clarke, célèbre les noces de Jane Austen et du monde de la magie anglaise, au fil d'une longue et prenante romance qui serait un peu celle d'Emma et de Mandrake enfin réunis.

Tout commence dans le décor de la ville d'York, en 1807, lorsque le peu aimable Gilbert Norrell, momifié dans sa bibliothèque, accepte de relever le défi d'une société de magiciens locaux et accomplit un prodige: toutes les statues de la cathédrale d'York se mettent à parler en même temps. Bientôt, Londres réclame Norrell et celui-ci s'installe dans un hôtel particulier d'Hannover Square, ayant accepté le challenge de "restaurer la magie anglaise de l'âge d'or". Ainsi, encouragé par une coterie obséquieuse, Norrell ramène à la vie la jolie lady Pole. C'en est assez pour que le ministre de la Geurre réclame auprès de lui ce magicien hors pair afin qu'il vienne en aide aux armées qui s'enlisent face aux troupes de Napoléon. Norrell ne brillera guère. Alors entre en scène Jonathan Strange, un jeune et fringant gaillard doué pour la pratique magique mais totalement inculte. Obligé de collaborer malgré lui avec l'impétrant, Norrell se résout difficilement à lui laisser consulter sa vaste bibliothèque. Leur rivalité va dès lors revêtir un tour plutôt divertissant, sorte de menuet littéraire que la plume gracieuse de Miss Clarke teinte d'une constante ironie. L'auteur, toutefois, ne perd pas de vue l'enjeu de sa fiction, orchestrée autour de la réapparition progressive de l'Art magique du légendaire roi Corbeau, qui, sous l'apparence d'un garçon-fée, fut jadis chassé du royaume d'Angleterre. Ce mouvement souterrain du récit est magnifié de façon très originale par d'abondantes notes en bas de page qui sont autant de digressions à la Borges. Ainsi, peu à peu, l'aventure des deux magiciens se voit doublée d'une autre trajectoire, plus mystérieuse, dont on devine qu'elle finira par se joindre à elle en un véritable feu d'artifice. En attendant, on se régale d'une succession de scènes fantasmagoriques impressionnantes, comme celle au cours de laquelle Strange et le roi George III - déjà très perturbé au naturel - se perdent dans le parc enchanté du château de Windsor. Plus tard, à Venise, aux côtés d'un Jonathan Strange solitaire et de plus en plus désarçonné par une force adverse, nous pénétrons dans le monde des fées... pour n'en plus ressortir intacts. Susanne Clarke administre avec ce livre une leçon à tous ceux qui ne croyaient pas ou n'imaginaient guère le pouvoir de séduction d'un creuset de fiction associant perfection langagière et invention romanesque."

Bonne soirée à vous tous !

22 mars 2007

Fillette au chat

J'ai commencé aujourd'hui un nouveau modelage, une petite fille qui tient un chat dans ses bras et suce son pouce. Mais non, pas le pouce du chat, son pouce à elle...

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Je me réjouis de retourner à l'atelier demain pour la continuer. D'un autre côté, la terre au sortir du plastique, est très humide, presque trop. Une nuit va la rendre plus agréable à travailler. Là, impossible pour le moment de faire des détails. Tout est vraiment mou. Je me demande d'ailleurs si c'est bien que je laisse la terre dans son plastique d'origine. Vous savez, vous ? J'imagine bien que je dois la garder humide, ne pas la laisser sécher. Mais comment font les pros pour conserver leur terre dans les meilleures conditions ?

Bonne soirée à vous tous !

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