Il y a un an nous étions en croisière à bord du Costa Concordia. Nous étions partis de Savona le 8 janvier, destination Barcelone, Casablanca, Santa Cruz de Tenerife, Funchal sur l'île de Madère, Malaga, Rome et Savona le 18 janvier. Je garde un souvenir lumineux des lieux visités, un sentiment un peu plus mitigé sur le bateau qui n'était pas assez "bateau" à mon goût, plutôt un petit Las Vegas flottant. Mais de jolies rencontres à bord, le jeune homme qui s'occupait de notre cabine, qui chaque jour nous faisait une chambre "différente"
e serveur attitré à notre table avec qui j'avais dansé une valse !, je gentil italien qui jouait du piano - j'ai entendu dire que le pianiste était manquant etc. etc.
Du capitaine, je me souviens d'un mec aux cheveux ondulés, gominés en arrière. Il passait à travers les salons la tête si haute sous son uniforme que je n'en voyais que... les trous de nez ! Bref ! Je le trouvais plus digne d'une opérette que de son poste et ce n'était malheureusement pas qu'une impression...
Le soir du 17 janvier donc, nous étions en pleine mer entre Malaga et Rome (Civitavecchia). Nous avons fait deux jours de navigation sans escale pour aller de Malaga à Rome. Le soir du 18 janvier nous quittions Civitavecchia pour Savona et nous faisions au cours du souper le trajet qui lui aura été fatal un an plus tard.
La vision de ce bateau couché sur le flanc me touche profondément et je n'ose pas imaginer ce qui a eu lieu. Ce bateau était si immense, si imposant, on a peine à le savoir fichu. Quelle tristesse. Et quelle souffrances, tous ces pauvres gens perdus, blessés ou alors sans travail. Il y avait bien 1000 personnes qui travaillaient à bord !
Quelques images souvenirs
un petit moment de repos après quelques aquarelles...
les asscenseurs, le plafond aux couleurs changeant sans cesse, les balcons...
Adieu, bateau !

Très belles images.
Mon amie, je partage ton désarroi devant ce désastre et ta compassion pour les familles victimes auxquelles il est bien naturel que tu t'identifies ayant fait la même croisière il y a un an.
J'irais moins vite en besogne pour incriminer le Commandant,même s'il a été incarcéré et même s'il n'était pas sympathique : en effet, le Commandant n'est pas à la barre lui-même,il a une équipe de navigateurs qui disposent d'instruments de de navigation perfectionnés : le loch traditionnel pour calculer sa position est relayé aujourd'hui par un système de balises à la côte ...en gros, ils ont un écran comme ton GPS, mais en mieux .. Ils ont également des systèmes acoutisques de mesure de la hauteur de fond sous la quille qui fonctionnent en back ground en permanence ... Alors, oui, in fine, le commandant de bord est responsable, mais la compagnie qui affrète le navire va probablement être poursuivie aussi : car les navigateurs sont responsables ainsi que les instruments qui auraient dû interdire ce cheminement, même s'il y a eu un changement de cap ... tu as vu l'engin, il ne change pas de cap comme un vélo ! ...Il me semble que les instruments de navigation ont été défaillants ... Et seule une enquête technique permettra de déterminer la responsabilité personnelle du Commandant, sa responsabilité du fait d'autrui et la responsabilité de son employeur, propriétaire du bateau.
Dans l'amélioration des instruments de navigation, des compagnies de prospection en mer du pétrole, ont énormément contribué. Tel est le cas de la Compagnie Générale de Géophysique, compagnie française où travaillait l'un de mes amis, prospecteur navigateur, qui m'avait expliqué tout ça.
Plein de bisous à toi et merci pour tes belles images.
Rédigé par : Apolline | mardi 17 janvier 2012 à 19h52
Le loch, ça ne calculait pas la position, mais la vitesse du bateau.
Bizoo
Rédigé par : Apolline | mardi 17 janvier 2012 à 20h02